🚨 Alerte ONU — Commission d'enquête indépendante — 29 juin 2026
50+Consultations en ligne
30+Réunions en personne
35OSC entendues
2Provinces enquêtées

Les commissaires de l'enquête

AA

Arnauld Akodjenou

Président de la Commission

CV

Clément Voule

Commissaire

MM

Maxine Marcus

Commissaire

Une situation d'une gravité exceptionnelle

Lors de la présentation de sa première mise à jour au Conseil des droits de l'homme à Genève, la Commission d'enquête indépendante des Nations Unies a dressé un tableau profondément préoccupant de la situation dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Elle dénonce une dégradation continue de l'environnement sécuritaire, marquée par des déplacements massifs de population, l'affaiblissement des institutions publiques et un conflit régional complexe.

"Les informations portées à notre attention font état d'une situation d'une gravité exceptionnelle." — Arnauld Akodjenou, président de la Commission d'enquête ONU

Violations documentées

⚠️ Violences sexuelles liées au conflit — dont des cas d'esclavage sexuel
⚠️ Homicides illégaux contre des civils
⚠️ Arrestations arbitraires
⚠️ Recrutement forcé — y compris d'enfants soldats
⚠️ Attaques contre des infrastructures civiles — écoles et établissements de santé
⚠️ Mauvais traitements dans des lieux de détention sans garanties juridiques
⚠️ Intimidations contre défenseurs des droits humains et journalistes
"Nous avons reçu des témoignages profondément préoccupants concernant les enfants et les violences sexuelles liées aux conflits." — Arnauld Akodjenou

Une population civile exposée et sans protection

La Commission souligne que les habitants des zones touchées se retrouvent particulièrement vulnérables, souvent sans aucune protection face aux violences. Les personnes déplacées, les femmes, les enfants et les communautés déjà fragilisées sont les plus exposées. La crise humanitaire est aggravée par des obstacles à l'accès de l'aide humanitaire, tandis que des cas de mauvais traitements ont été signalés dans des lieux de détention ne respectant pas les garanties juridiques fondamentales.

"Aucun acteur ne devrait être victime de représailles pour avoir coopéré avec les mécanismes des Nations Unies." — Clément Voule, commissaire

Une crise multidimensionnelle

Au-delà des violences directes, la Commission décrit une crise aux multiples dimensions affectant la sécurité, la santé, la gouvernance, l'éducation et l'économie. La situation est exacerbée par la poursuite des combats, les déplacements massifs de populations et des risques sanitaires notamment liés à l'épidémie d'Ebola. Les enquêteurs n'ont pas encore pu se rendre à Goma en raison des conditions sécuritaires, bien que des visites soient envisagées dès que possible.

Recommandations urgentes de la Commission

✅ Préserver les couloirs humanitaires
✅ Protéger les défenseurs des droits humains et les observateurs locaux
✅ Soutenir des enquêtes indépendantes et crédibles
✅ Garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave
✅ Placer les victimes au centre des efforts contre l'impunité
"Les souffrances portées à notre attention appellent plus que de la préoccupation. Elles exigent une enquête rigoureuse et un engagement international déterminé." — Arnauld Akodjenou