La tension monte autour de l’épidémie dans la province de l’Ituri
La situation sécuritaire autour de l’épidémie d’Ebola continue de se détériorer dans l’est de la République démocratique du Congo. Sept malades suspects d’Ebola se sont de nouveau évadés de l’hôpital général de Mongwalu, dans le territoire de Djugu en Ituri, à la suite d’incidents violents impliquant des jeunes et les forces de l’ordre.
Selon plusieurs sources sanitaires locales, les troubles ont éclaté après le décès d’un leader religieux dont le cas serait lié à Ebola. Une foule de jeunes, venue en grand nombre à l’hôpital, aurait tenté de récupérer le corps de la victime malgré les restrictions sanitaires imposées par les équipes médicales.
Des affrontements autour de l’hôpital
L’incident a rapidement dégénéré en affrontements entre les jeunes présents sur place et les policiers déployés pour sécuriser l’établissement sanitaire. Dans la confusion provoquée par les violences, sept patients considérés comme des cas suspects d’Ebola ont réussi à quitter l’hôpital.
Des témoins évoquent une scène de panique au sein de la structure médicale, alors que les agents de santé tentaient de protéger les autres malades et le personnel soignant.
La police, renforcée depuis dimanche autour de l’hôpital, a finalement réussi à reprendre le contrôle de la situation après plusieurs heures de tension.
L’absence de clôture dénoncée
Des sources locales critiquent également les conditions de sécurité de l’hôpital général de Mongwalu. Selon plusieurs habitants et acteurs sanitaires, l’absence de clôture autour de l’établissement facilite les intrusions et fragilise davantage les opérations de riposte contre Ebola.
Cette vulnérabilité inquiète particulièrement les autorités sanitaires, alors que la cité minière de Mongwalu est considérée comme l’un des principaux épicentres de l’épidémie actuelle en RDC.
Une épidémie sous haute tension dans l’est de la RDC
Cette nouvelle évasion intervient dans un contexte déjà marqué par une forte méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte. Dans plusieurs zones de l’Ituri et du Nord-Kivu, les autorités sanitaires font face à :
- des rumeurs autour de la maladie ;
- des résistances communautaires ;
- l’insécurité liée aux groupes armés ;
- et des difficultés d’accès aux patients.
Les organisations sanitaires internationales estiment que ces tensions compliquent considérablement le traçage des contacts et augmentent les risques de propagation du virus.
Deux nouveaux cas confirmés en Ouganda
La situation dépasse désormais les frontières congolaises. Le ministère ougandais de la Santé a confirmé, le 25 mai 2026, deux nouveaux cas de maladie à virus Ebola. Les deux patients sont des agents de santé travaillant dans un établissement privé à Kampala. Ils ont été admis dans une unité de traitement spécialisée, tandis que leurs contacts sont en cours d’identification.
Cette confirmation renforce les inquiétudes autour d’une propagation régionale, alors que l’OMS et Africa





