Le globe-trotteur des Léopards ajoute un neuvième pays à sa collection. San Diego FC a annoncé jeudi 3 septembre la signature de Cédric Bakambu, libre depuis son départ du Real Betis : l'attaquant congolais de 35 ans s'engage jusqu'à la fin de la saison MLS 2026, avec des options du club pour 2027 et 2027-2028. Après la France, la Turquie, l'Espagne, la Chine, la Grèce et l'Arabie saoudite, le buteur aux 191 réalisations en club pose ses valises en Californie — trois mois après avoir disputé, à 35 ans, sa première Coupe du monde avec la RDC.

📋 Ce qu'il faut retenir
Le transfertLibre, du Real Betis vers San Diego FC (MLS), annoncé le 3 septembre 2026
ContratJusqu'à la fin de la saison 2026, options club pour 2027 et 2027-2028
Formalité en coursIntégration à l'effectif dès l'obtention de son visa P1
Son bilan au Betis74 matchs, 15 buts et 7 passes décisives en deux saisons
Carrière en club191 buts et 39 passes décisives en 492 matchs
Mondial 20263 apparitions, dont le nul historique face au Portugal (1-1)

San Diego s'offre l'expérience d'un serial buteur

Le club californien, petit dernier de la MLS, n'a pas caché son enthousiasme. Son directeur sportif Tyler Heaps a salué un joueur au bagage rare :

Il sait ce qu'il faut pour performer sur les plus grandes scènes. — Tyler Heaps, directeur sportif de San Diego FC, dans le communiqué du 3 septembre 2026, louant aussi sa « mentalité de gagnant » et sa régularité devant le but

Le pari est limpide : à 35 ans, Cédric Bakambu reste une garantie de buts et de métier. Ses deux dernières saisons en Liga au Real Betis (15 buts, 7 passes en 74 matchs, majoritairement en joker) ont confirmé que le flair du buteur ne s'était pas émoussé — et son CV parle pour lui : meilleur buteur du championnat chinois avec Pékin (2019-20), meilleur buteur du championnat grec avec l'Olympiakos, champion de Turquie 2023-24 avec Galatasaray, demi-finaliste de la Ligue Europa 2016 avec Villarreal, dont il fut l'arme fatale (9 buts dans la campagne). Le montage contractuel — fin 2026 garantie, puis des options couvrant la « Sprint Season » 2027 et l'exercice 2027-2028 — épouse la bascule historique du calendrier de la MLS, qui s'aligne sur le rythme automne-printemps du football mondial. Dernière formalité avant ses débuts : l'obtention de son visa de travail P1.

Et pour les Léopards, qu'est-ce que ça change ?

C'est la question qui agite Kinshasa. Doyen respecté de la tanière — international depuis juin 2015 et un baptême contre le Cameroun —, Bakambu a vécu de l'intérieur toute la renaissance congolaise, jusqu'à sa première Coupe du monde cet été : trois apparitions, dont ses débuts mondialistes lors du nul de prestige contre le Portugal (1-1) le 17 juin à ses 35 ans. Un départ en MLS n'est pas un adieu à la sélection — le championnat nord-américain, désormais calé sur le calendrier FIFA à partir de 2027, n'a jamais été aussi compatible avec l'Afrique — mais il pose la question de la place du vétéran dans la hiérarchie offensive de Sébastien Desabre, où poussent Wissa, Cipenga et la nouvelle vague des binationaux, à trois semaines de l'entrée en lice dans les éliminatoires de la CAN 2027. La liste de septembre du sélectionneur, attendue dans les prochains jours, donnera un premier élément de réponse.

📌 Le contexte MLS

San Diego FC est la toute jeune franchise californienne de la MLS, entrée dans le championnat en 2025. En recrutant Bakambu, le club mise sur le profil qui réussit historiquement en MLS : le buteur européen expérimenté, rompu aux joutes de la Liga et des coupes d'Europe. L'attaquant congolais y retrouvera un championnat en pleine mutation, qui abandonne son calendrier estival pour s'aligner sur celui du football mondial — avec une « saison sprint » de transition au printemps 2027.

Neuf pays, une constante : le but

De Sochaux, son club formateur, à San Diego, en passant par Bursaspor, Villarreal, Pékin, Marseille, l'Olympiakos, Al-Nassr, Galatasaray et le Betis, Bakambu aura exporté son sens du but sur trois continents — 191 buts en 492 matchs de club, un ratio d'élite maintenu sur quinze ans. La Californie hérite d'un professionnel exemplaire ; la RDC, elle, garde un œil sur son doyen : l'histoire de Bakambu avec les Léopards, commencée par un choix du cœur en 2015, n'a probablement pas encore écrit sa dernière ligne.