Le résultat concret : la marche reportée du 8 au 22 juillet
C'est la décision la plus tangible et immédiatement lisible de cette première phase. Pour répondre à la facilitation régionale portée par le président Ndayishimiye, la coalition C64 a restructuré son calendrier de mobilisation, reportant au 22 juillet 2026 la grande marche pacifique initialement prévue le 8 juillet à Kinshasa. Le gouvernement congolais a aussitôt annoncé l'encadrement sécuritaire de cette manifestation — un revirement notable par rapport à l'interdiction du 27 juin invoquant l'épidémie d'Ebola.
✅ Avancée majeure : L'autorisation de la manifestation C64 du 22 juillet par le gouvernement, après l'interdiction du 8 juillet, est saluée par plusieurs observateurs comme un grand pas vers le dialogue politique apaisé en RDC.
Une forte représentativité de l'opposition
La table des discussions a affiché une représentativité significative des forces opposées au pouvoir de Kinshasa. Les membres du présidium de la C64 ont fait le déplacement en personne ou se sont fait officiellement représenter.
⚠️ Information à confirmer : Des sources proches des délégations ont évoqué la présence à Bujumbura de Raymond Tshibanda et Franck Diongo, agissant au nom de l'ancien chef de l'État Joseph Kabila. Leur absence de la photo officielle jette cependant un doute sur cette information, que la rédaction n'a pu vérifier de façon indépendante.
Les chefs religieux au cœur de la médiation
Parallèlement à la classe politique, les représentants des confessions religieuses de la RDC ont pesé de tout leur poids moral lors de ces consultations. Leur présence confère à la démarche une dimension de réconciliation nationale qui dépasse le strict cadre politique.
Les 4 principes non négociables de la C64
En attendant la publication des conclusions formelles de ces assises, le secrétariat de la coalition a réitéré que son canevas de discussion à Bujumbura reste adossé à des principes intangibles.
Le message de Ndayishimiye : unité nationale et dialogue
En clôturant cette première phase, le président Ndayishimiye a insisté auprès de toutes les parties prenantes sur ce qu'il considère comme un impératif absolu : la recherche de l'unité nationale et le maintien d'un dialogue constructif pour désamorcer les tensions qui traversent la RDC.
Les conclusions formelles de ces assises n'ont pas encore été publiées au moment de la rédaction de cet article. Leur contenu sera déterminant pour mesurer la portée réelle de ce premier acte de la médiation burundaise.





