Les victimes enterrées dans une fosse commune à Beni
Les habitants de Beni, dans la province du Nord-Kivu, s'apprêtent à rendre un dernier hommage aux victimes du massacre survenu dans la nuit du 30 au 31 mai 2026. Selon des acteurs de la société civile et des groupes de pression locaux, les corps seront inhumés ce mercredi dans une fosse commune au cimetière public situé en pleine ville.
Pour marquer cette journée de recueillement, plusieurs mouvements citoyens ont appelé la population à observer une journée de deuil en mémoire des victimes de cette nouvelle tragédie qui frappe l'Est de la République démocratique du Congo.
Le gouvernement condamne fermement l'attaque des ADF
Dans un communiqué publié le 1er juin 2026, le gouvernement congolais a condamné avec la plus grande fermeté le massacre perpétré par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés à l'organisation terroriste État islamique.
Selon les autorités provinciales, l'attaque a fait au moins quinze morts parmi les civils ainsi qu'un militaire engagé dans la protection de la population. Plusieurs habitations ont également été incendiées ou endommagées lors de cette incursion meurtrière dans le quartier Ngadi, au nord de la ville de Beni.
Kinshasa promet de renforcer les opérations militaires
Face à cette nouvelle attaque, le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et exprimé sa solidarité envers les blessés ainsi qu'à l'ensemble de la population de Beni.
Les autorités réaffirment que la lutte contre les ADF demeure une priorité nationale. Les Forces de défense et de sécurité poursuivent actuellement les opérations de traque contre les assaillants tandis que des mesures supplémentaires de sécurisation ont été annoncées afin de protéger les populations civiles et prévenir de nouvelles attaques.
Une insécurité persistante dans la région de Beni
Malgré l'état de siège instauré dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri depuis 2021, les attaques attribuées aux ADF continuent de faire de nombreuses victimes civiles. La région de Beni demeure l'un des principaux foyers d'insécurité dans l'Est de la RDC.
Cette nouvelle tragédie relance les interrogations sur l'efficacité des dispositifs sécuritaires et sur la nécessité de renforcer la protection des populations exposées aux violences des groupes armés.
Le gouvernement appelle au calme et à la vigilance
Dans son communiqué, le gouvernement appelle les habitants au calme, à la vigilance et à la confiance envers les institutions de la République ainsi que les forces engagées sur le terrain.
Kinshasa assure que les auteurs de ce massacre sont activement recherchés et devront répondre de leurs actes devant la justice.





