🔥 Politique nationale • Polémique • Houston — Kinshasa • 17-18 juin 2026
⚠️ Réaction officielle PPRD Diaspora — 11 juin 2026Houston, le « chien » et Kabila : le discours de Tshisekedi enflamme la diaspora congolaise et déclenche la colère du PPRD
Félix Tshisekedi
Président de la RDC
Joseph Kabila
Président honoraire — PPRD
Sandra Nkulu-Kyungu
Coordinatrice PPRD Diaspora
Félix Momat
Ancien vice-ministre du Budget
📍 Houston, après le match : quand la fête devient tribune politique
Le 17 juin 2026, le Congo venait d'écrire une page historique de son football. Les Léopards venaient de tenir en échec le Portugal (1-1) au NRG Stadium de Houston, lors de la première journée du Groupe K de la Coupe du Monde 2026. L'ambiance était à la fierté, à l'émotion partagée, à l'unité nationale. C'est dans ce contexte que Félix Tshisekedi a pris la parole devant la diaspora congolaise. Mais le chef de l'État a rapidement glissé de la communion sportive à un discours politique offensif, détournant un moment de fierté collective pour proférer des accusations.
🎙 Kigali, les « complices » et le « chien » : les mots qui ont tout embrasé
Tshisekedi a d'abord ciblé Kigali et ses « soutiens locaux », accusés de tenter d'instrumentaliser le régionalisme congolais. Il a ensuite évoqué l'histoire récente : la chute du régime de Mobutu en 1997, puis l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila en 2001. Selon lui, des puissances étrangères ont profité de ces transitions pour installer « leur chien qu'ils pouvaient exploiter » à la tête du pays — une allusion transparente à Joseph Kabila, sans jamais le nommer explicitement.
Il a rappelé que l'opposition accuse aujourd'hui Félix Tshisekedi de vouloir, à son tour, se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième mandat qui s'achève en 2028, dans le contexte de l'adoption d'une loi référendaire vivement contestée par l'opposition trois jours plus tôt.
⏳ L'atavisme du « crapaud » : la riposte historique et politique du PPRD
La réaction du PPRD Diaspora ne s'est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel signé le 11 juin 2026 par sa coordinatrice Sandra Nkulu-Kyungu, le parti de Kabila frappe fort sur le plan historique. Il rappelle qu'Étienne Tshisekedi — le père de l'actuel président — avait, en son temps, traité Patrice Émery Lumumba, premier héros national congolais, de « crapaud ». Du « crapaud » adressé à Lumumba au « chien » adressé à Kabila, le PPRD parle d'un « atavisme troublant de déshumanisation politique » — une même méthode qui se transmet de génération en génération au sein de la même famille politique pour rabaisser l'adversaire, nier sa dignité et justifier ensuite toutes les formes de violences politiques contre lui.
📄 Communiqué PPRD Diaspora — Sandra Nkulu-Kyungu, coordinatrice (11/06/2026)
« Du 'crapaud' jadis utilisé contre notre premier héros national Patrice Emery Lumumba par son aïeul au 'chien' lancé aujourd'hui contre le Président honoraire Joseph Kabila Kabange, c'est la même méthode sournoise qui ressurgit pour rabaisser l'adversaire, nier sa dignité humaine puis justifier contre lui toutes les violences politiques, judiciaires et institutionnelles. Le Congo a trop payé le prix de ces méthodes indignes pour les laisser revenir sous le masque d'un discours présidentiel. »
🏛 Le PPRD défend le bilan de Kabila et invoque l'article 64 de la Constitution
Le PPRD Diaspora rappelle que Joseph Kabila reste dans l'histoire de la RDC « l'artisan de la réunification nationale, de la Constitution du 18 février 2006, des premières élections pluralistes et de la première alternance pacifique du pouvoir » — dont Félix Tshisekedi lui-même est le bénéficiaire. Le vilipender publiquement, dit le communiqué, c'est insulter des millions de Congolais qui reconnaissent en lui un acteur majeur de la stabilité institutionnelle du pays.
Le parti invoque également l'article 64 de la Constitution, qui fait obligation à tout Congolais de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prendrait le pouvoir par la force ou l'exercerait en violation des dispositions constitutionnelles. Le PPRD y voit un verrou républicain contre l'arbitraire, la tyrannie et la confiscation du pouvoir.
🎤 « Il dégrade la fonction qu'il incarne » : la réaction de Félix Momat
Félix Momat, ancien vice-ministre du Budget et figure de l'entourage de Kabila, a lui aussi réagi avec sévérité. En substituant « l'invective à l'argumentation », le président Tshisekedi ne s'attaquerait pas seulement à son prédécesseur, mais dégraderait la fonction présidentielle elle-même. Le Président de la République est censé représenter la Nation et symboliser l'unité nationale, rappelle-t-il — pas régler des comptes personnels sur une estrade sportive au lendemain d'un match de football.
🌍 Le contexte : référendum, M23 et l'Est toujours en crise
Contexte politique et sécuritaire
Le discours de Houston intervient dans un contexte particulièrement chargé. Trois jours plus tôt, le Parlement congolais avait adopté une loi sur un référendum constitutionnel, dénoncée par l'opposition comme une voie vers un troisième mandat présidentiel. Sur le plan militaire, l'Est du pays reste sous la menace de l'AFC/M23. Un accord de paix avait été signé à Washington en juin 2025, suivi d'une déclaration de principe pour un cessez-le-feu signée au Qatar en juillet 2025. Selon Radio Okapi, les violences persistent malgré ces accords. Tshisekedi a réaffirmé à Houston que tout le territoire sera « bientôt libéré ». Le PPRD voit dans ce discours offensif contre Kabila une « diversion grossière » destinée à masquer les échecs sécuritaires et diplomatiques du pouvoir actuel.





