Le conflit M23 oppose de nombreux acteurs aux intérêts divergents. Ce hub dresse le portrait complet des chefs rebelles, des forces rwandaises, de l'armée congolaise et de ses alliés.
Le conflit M23 implique de nombreux acteurs. Côté rebelle : Sultani Makenga (chef militaire M23), Bertrand Bisimwa (président politique M23), Corneille Nangaa (AFC). Côté rwandais : les Forces rwandaises de défense (RDF), 4 000 à 7 000 soldats déployés. Côté congolais : les FARDC et les milices Wazalendo. MONUSCO, SADC-M et forces burundaises complètent le tableau.
Le Mouvement du 23 mars est dirigé militairement par Sultani Makenga, officier tutsi formé au sein des FARDC après les accords de 2009. Chef militaire historique du groupe depuis sa fondation en 2012, il a conduit toutes les grandes offensives jusqu'en 2025. Le 19 août 2024, un tribunal militaire congolais l'a condamné à mort par contumace, aux côtés de Bertrand Bisimwa, président politique du M23, et de Corneille Nangaa.
Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dont le mandat a pris fin en 2021, a fondé en août 2023 l'Alliance Fleuve Congo (AFC) — une coalition de 17 partis politiques et de plusieurs groupes armés dont le M23 constitue le bras militaire. En mars 2025, le gouvernement congolais a offert 5 millions de dollars pour l'arrestation des trois hommes.
Les RDF constituent le soutien extérieur déterminant du M23. Lors de l'offensive de Goma en janvier 2025, les sources militaires estimaient leur présence entre 4 000 et 7 000 soldats. Parmi les officiers identifiés par l'ONU et sanctionnés par l'UE en mars 2025 : le général Ruki Karusisi (commandant des forces spéciales en RDC), Eugène Nkubito (3e Division Nord-Kivu) et Pascal Muhizi (2e Division est-RDC).
Les Forces armées de la RDC (FARDC) constituent la principale force gouvernementale. Elles opèrent aux côtés des milices Wazalendo — terme swahili signifiant « patriotes » — une coalition créée en mai 2023 regroupant plusieurs groupes armés locaux : APCLS, NDC-R, MPA, Mai-Mai Mazembe et Nyatura. Des forces burundaises (estimées à 10 000 hommes) sont également présentes dans le Sud-Kivu.
La MONUSCO (Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC) est présente depuis 2010. La mission de la SADC (SAMIDRC) a été déployée en 2023 mais retirée en 2025. La Force régionale de l'EAC a opéré de mars 2023 à décembre 2023. L'Ouganda participe à des opérations conjointes dans l'Ituri, bien que suspecté par l'ONU de complaisance envers le M23.



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